Mardi 26 Septembre 2017

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Insécurité - Une bande terrorise un paisible village provençal

Publié le 09/06/2014

© Heather Cowper | Flickr

La Barben – Les habitants de ce petit village provençal, paisiblement installé au beau milieu du département des Bouches-du-Rhône, n’auraient jamais imaginé connaître un jour une insécurité record.

Les habitants vivent aujourd’hui dans la peur

Depuis bientôt deux ans, près de la place Gaston Defferre, les affontements entre bandes rivales troublent la quiétude des riverains. Au 86 rue Danton, une tête surgit furtivement de derrière la porte blindée d’un logement HLM. Très craintive, Mounia nous ouvre la porte de son appartement, situé en rez-de-chaussée. Cette jeune infirmière de 26 ans et son mari Djamel, agent immobilier, vivent dans ce logement social depuis bientôt six mois. « On ne dort plus depuis notre arrivée », avoue Mounia. Aujourd'hui, le couple est au bord de la dépression.

Après avoir vécu plusieurs années en Seine-Saint-Denis, le jeune couple décide de déménager pour un environnement plus paisible et ensoleillé. Leur choix se porte alors sur le petit village provençal de La Barben. Bel Avenir, bailleur social, leur trouve rapidement un logement, rue Danton. Ils sont ravis, mais déchantent bien vite.

Menaces de mort et intimidations

Dès les premiers soirs, plusieurs voisins occupent le hall d'entrée, une manière à eux de défendre leur territoire. « A cet âge, beaucoup sont insomniaques. Ils se couchent tard et se lèvent tôt. Le problème c'est que nous, on travaille », explique Mounia. « Le soir, quand je rentre du travail, ils sont toujours devant l'immeuble. Ils m'adressent la parole, mais je ne les comprends pas bien. Ils parlent avec un tel accent provençal ! ».

Le cauchemar ne s'arrête pas là. « Un jour, ils ont tiré sur Filou... notre yorkshire. Il est mort sur le coup », raconte la jeune infirmière au bord des larmes. La bande n’aurait pas apprécié que le chien aboie durant l’émission Questions pour un Champion. « Il y a des horaires à respecter, le silence doit être total à 18h », chuchote la jeune femme. Debout à ses côtés, son compagnon Djamel reste silencieux.

D'après Charlotte Cantat, directrice de clientèle pour Bel Avenir, plusieurs bandes de retraités intimident l'ensemble des riverains. « Nous ne voulions pas en arriver à déménager », insiste Mounia. Le couple espère rapidement revenir s'installer en banlieue parisienne et reprendre une vie normale.


G. Armand | l'Immunité.fr
Gérard Armand est directeur de la Rédaction de l'Immunité. Sociologue de formation, il a soutenu sa thèse de doctorat à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).








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