Dimanche 17 Décembre 2017

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La nouvelle carte des régions de France, une mesure d’économie drastique

Publié le 13/06/2014

© limmunite.fr & Data-publica

François Hollande a dévoilé lundi 2 juin ses arbitrages sur la grande réforme territoriale. Contrairement à ce qui avait été annoncé précédemment, la nouvelle carte de France fera passer le nombre de régions métropolitaines de 22 à seulement 3.

Toutes les régions seront modifiées

Dans sa tribune, le président explique que ce projet ne sera pas « soumis au débat parlementaire », et qu’il fallait cesser de « tergiverser ». Car, « le temps est venu de simplifier les choses au maximum pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir un service strictement minimum, de moins solliciter les pouvoirs publics, déjà malmenés en cette période de crise économique », écrit François Hollande.

Le président propose une modification sans précédent du territoire national. Et, pour les renforcer face aux autres régions d’Europe, les trois futures régions françaises auront une « taille plus que conséquente ». Ainsi, la région Pyrénées-Centre ira de Biarritz à Lille en passant par Bordeaux ou Toulouse, tandis que la 2ème région, Île-de-Normandie, sera certainement la plus jeune et la plus dynamique. Enfin, la région Rhône-Côte d’Azur réunira les métropoles lyonnaise et marseillaise, de quoi faire contrepoids à l'ancienne Île-de-France.

Inquiétude des régionalistes

« Il fallait rééquilibrer le partage des richesses, l’Île-de-France prenait une place trop importante. Aussi, ce redécoupage est le meilleur équilibre économique qui soit. Demain, ces grandes régions seront gérées par des assemblées totalement autonomes du pouvoir central. Ce qui veut dire plus de liberté, plus de démocratie, moins de dépenses », précise François Hollande.

Toutefois, les régionalistes et autres indépendantistes bretons, occitans, corses, basques, catalans ou alsaciens sont inquiets. « Il revient aux parlementaires de revoir cette carte, très contestable linguistiquement », martèle Gustau Alirol, président de Régions et peuples solidaires et du Partit Occitan. « Certes il faut y intégrer un principe d’autonomie totale, semblable à une sorte d'indépendance unilatérale, mais pas avec ces trois régions ! », ajoute-t-il.


F. Pichard | l'Immunité.fr
Franck Pichard est journaliste et analyste politique, diplômé de l'Institut français de presse et de l'Institut d'études politiques de Paris.




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